Luther Sylvester Allison

b. August 17th, 1939 in Widener (Arkansas)

d. August 12th, 1997 in Madison (Wisconsin)

SWEET HOME CHICAGO

Delmark

March 1967

Luther devient très actif musicalement à partir de 1954. Il joue, d'abord, dans le groupe de son frère Ollie entre 1954 et 1957. Essentiellement guitariste, il optera, parfois, pour la basse. En 1957, il change de formation et passe au niveau supérieur. En effet, ils obtiennent leurs premiers engagements au Bungalow (West 15th street). A partir de ce moment, Luther devient un habitué du circuit des clubs du West Side de Chicago où il cotoie, notamment, Freddie King, une de ses influences majeures mais aussi l'harmoniciste Shakey Jake. Puis, il deviendra l'attraction principale du Walton's Corner pendant environ cinq ans. Remarqué par Bill Lindeman (un ami de Shakey Jake), Luther est présenté à Robert Koester qui dirige Delmark. Celui-ci inclut deux morceaux de Luther ("My luck don't ever change" et "Gotta move on up") dans sa superbe anthologie. Selon "The Blues Discography 1943-1970", une séance antérieure à celle-ci (datée de 1967) en compagnie de Robert "Mojo" Elem serait restée inédite.

Luther becomes very active in 1954. He plays first in his brother Ollie’s group between 1954 and 1957. Essentially guitarist, he switches sometimes for bass guitar. In 1957, he changed for a new band and reached the next level. In fact, they get their first commitments at Bungalow (West 15th street). From that moment, Luther became a regular bluesman on Chicago’s West Side clubs where he met, among others, Freddie King, one of his major influences, but also harmonicist Shakey Jake. Then, he will become the main attraction of Walton's Corner for about five years. Discovered by Bill Lindeman (a friend of Shakey Jake), Luther is presented to Robert Koester who runs Delmark imprint. Koester includes two of his tracks ("My luck don't ever change" and "Gotta move on up") in his superb anthology. According to "The Blues Discography 1943-1970", an earlier session (dated 1967) with Robert "Mojo" Elem remain unissued.

LOVE ME MAMA

Delmark

June 1969

Malgré quelques réussites intéressantes ("Dust my broom", "Love me mama"), ce premier disque pour Delmark s'avère largement inégal. La production et l'interprétation manquent parfois cruellement de relief. Supervisé par Robert Koester et John Fishel (organisateur du festival d'Ann Arbor), l'album se vendit plutôt bien et plaça Luther sur les rails du succès.

Despite some interesting moments ("Dust my broom", "Love me mama"), this first record for Delmark sounds largely uneven. Production and interpretation sometimes seem bland and tedious. Supervised by Robert Koester and John Fishel (Ann Arbor festival promoter), this album sold quite well and put Luther on the road to success.

UNDERGROUND

Ruf

1970 or 1971 ?

Dans ces bandes retrouvées par Bernard Allison (fils de Luther et Fannie Mae Allison) dans les affaires de sa mère et publiées par Thomas Ruf en 2007, on entend Luther Allison dans ce qui est, soi-disant, sa toute première séance en 1958 (il aurait donc 18 ans !). Mais, contrairement, à ce qui est annoncé dans le livret, ces séances sont postérieures à son premier disque chez Delmark (Luther, lui-même, a confirmé l'existence de ces bandes dans une interview à Soul Bag). Elles datent, probablement, de 1970 ou 1971 et sont, donc, restées inédites tout ce temps. Particulièrement dynamiques et excitantes, elles montrent l'attachement de Luther Allison au courant du West Side Sound tant il est proche dans ses interprétations de Freddie King, Magic Sam ou d'Otis Rush. On retient, en particulier, "Hide away", "Cut you loose" et "You're gonna miss me".

In those tapes found by Bernard Allison (son of Luther and Fannie Mae Allison) in his mother’s archives and published in 2007 by Thomas Ruf, we hear Luther Allison in what is supposedly his first session in 1958 (he would have 18 years old). But, contrary to what is written in the booklet, these sessions are subsequent to his first Delmark record (Luther, himself, confirmed the existence of those tapes in an interview for Soul Bag magazine). They were recorded probably in 1970 or 1971 and, thus, remained unpublished all this time. Particularly dynamic and exciting, they show Luther Allison’s attachment for the West Side Sound with his Freddie King, Magic Sam and Otis Rush covers. "Hide away", "Cut you loose" and "You're gonna miss me", in particular, are worth listening.

BAD NEWS IS COMING

Gordy

THE MOTOWN YEARS

Motown

February - August 1972

Après son passage chez Delmark et son succès au festival d'Ann Arbor, Luther passe chez Gordy (un label appartenant à Tamla-Motown) pour trois albums. Avec une production à la hauteur de Joe Peraino, "Bad news is coming" est le premier grand disque de Luther. Il y propose un blues puissant et électrisant avec une section rythmique qui tire le son vers la soul et le funk. Les versions vigoureuses de "Little red rooster", "Evil is going on" et sa superbe composition "Bad news is coming" sont d'excellents moments. Les bonus apportés avec la réédition en CD sont largement au niveau du reste de l'album (notamment les remarquables reprises de "The stumble" et de "Sweet home Chicago").

After his Delmark record and his success in Ann Arbor festival, Luther goes to Gordy imprint (owned by Tamla-Motown) for three albums. With producer Joe Peraino, "Bad news is coming" is Luther's first great record. He plays a powerful electrifying blues with a rhythm section that combines soul and funk sounds. The strong versions of "Little red rooster", "Evil is going on" and his remarkable composition "Bad news is coming" are excellent. CD reissue bonus include notable covers of "The stumble" and "Sweet home Chicago".

LUTHER'S BLUES

Gordy

THE MOTOWN YEARS

Motown

March 1973 - 1974

Enregistré lors de plusieurs séances en 1973 et 1974 aux studios Motown de Detroit, cet opus marque l'apogée artistique de Luther Allison, la suite parfaite du précédent disque. Ici, sa guitare incendiaire et sa voix expressive et puissante sont constamment inspirés et à leur meilleur niveau. Les morceaux (bonus compris) sont formidables : de très grands blues parfaitement construits ("Luther's blues", "Easy baby", "Let's have a little talk") cotoient des pièces dynamiques à l'inspiration soul-funk ("Now you got it", "KT"). On ajoutera aussi deux belles reprises du catalogue Motown : "Someday pretty baby" et "Part time love". Les musiciens, dont certains sont des habitués des séances Motown, sont tous au diapason et confèrent à ce disque un son très homogène.

Recorded during several 1973-74 sessions in Detroit Motown studios, this album showcases Luther Allison’s artistic peak. His incendiary guitar, his expressive and powerful voice are constantly inspired and at their best. Tracks (including bonus) are terrific : perfectly constructed blues ("Luther's blues", "Easy baby", "Let's have a little talk") and dynamic soul-funk inspired tunes ("Now you got it ","KT"). We also add two beautiful covers of the Motown catalog : "Someday pretty baby" and "Part time love". Musicians, some of whom are regular Motown session men, give a very homogeneous sound to those tracks.

NIGHT LIFE

Gordy

THE MOTOWN YEARS

Motown

October 1975

Troisième et dernier disque pour Gordy, "Night life" souffre d'une production envahissante et empesée totalement rédhibitoire. Luther et sa guitare semblent avoir toutes les difficultés du monde à surnager dans ce magma inepte. Même les purs blues que sont "Crosscut saw" et "Bloomington closing" sont totalement dénaturés par ces lourds arrangements. On notera sur ce disque, la première apparition du guitariste James Solberg aux côtés de Luther (Solberg collaborera à de nombreux enregistrements de Luther jusqu'à sa mort).

Third and last album for Gordy, "Night Life" suffers from pervasive production which is totally harmful. Luther and his guitar seem to have lots of difficulties to emerge from this inept magma. Even pure blues like "Crosscut saw" and "Bloomington closing" are totally distorted by those heavy arrangements. Note on this record, the first appearance of guitarist James Solberg alongside Luther (Solberg work in numerous recordings of Luther until his death).

WHERE HAVE YOU BEEN

Ruf

July 1976 - 1994

Ce recueil réunit des faces prises lors de ses quatres passages au festival de jazz de Montreux (1976, 1983, 1984, 1994) en Suisse. Sa guitare féroce et virtuose semble, parfois, un peu trop bavarde à l'image de "Little red rooster" passant allègrement les 10 minutes. Quelques bons moments ("Sweet home Chicago", "Same thing", "Bad news is coming") sont, toutefois, à mettre au crédit de ce disque malgré un certain manque d'unité inhérent à ce genre de recueil.

This is a collection of tracks taken during his four performances at the Montreux Jazz Festival (1976, 1983, 1984, 1994) in Switzerland. His ferocious guitar seems sometimes a bit too demonstrative as it is in "Little red rooster" exceeding 10 minutes. However, some good moments ("Sweet home Chicago", "Same thing", "Bad news is coming") despite lack of unity.

LOVE ME PAPA

Black & Blue

Evidence

STANDING AT THE CROSSROAD

Black & Blue

December 1977

Gravé en France lors de la tournée du Chicago Blues Festival de 1977, ce merveilleux microsillon renfermait, dans sa version originale, une large majorité de titres au tempo lent. Il y eut plusieurs rééditions en CD avec ajout d'autres morceaux tout aussi réussis (trois titres de plus dans la première réédition Black & Blue ainsi que dans la version américaine chez Evidence mais cinq titres de plus dans la nouvelle verison CD intitulée "Standing at the crossroad" publiée par Black & Blue). Quoiqu'il en soit, ce "Love me papa" s'impose parmi les meilleures réussites dans la discographie très hétérogène de Luther Allison. Son inspiration atteint son meilleur niveau tout au long de l'enregistrement. Aucune fausse note, l'ensemble est dense, homogène, prenant, pénétrant même. Son jeu de guitare y est beaucoup plus précis qu'à l'accoutumée et ses solos plus concis.

Cut in France during the Chicago Blues Festival tour in 1977, this wonderful LP contained, in its original version, a large majority of slow tempo tracks. There were several reissues on CD with the addition of other sides equally successful (three more titles in the first Black & Blue reissue as well as in the Evidence american version but five more titles in the new CD version entitled "Standing at the crossroad" published by Black & Blue). Anyway, this "Love me papa" is clearly among the greatest moment in the highly heterogeneous discography of Luther Allison. His inspiration reached its highest level throughout the recording. A dense penetrating wonderful disc. His guitar playing is much more accurate than usual and solos are more concise.

LIVE IN PARIS

Free Bird

Paris Album

Buda

Ruf

December 1978

Encore une captation scénique inégale provenant, cette fois, d'un concert à la Chapelle des Lombards à Paris. Une performance parfois routinière mais contenant quelques moments notables : "Early in the morning", "I can't quit you baby". Son hommage d'une dizaine de minutes à Hound Dog Taylor est une sorte de pot-pourri de quelques morceaux de ce dernier.

Another uneven scenic performance from a concert at the Chapelle des Lombards in Paris. Sometimes a routine concert but containing some notable moment : "Early in the morning", "I can't quit you baby". His ten minutes tribute to Hound Dog Taylor is a kind of medley of a few Taylor's tracks.

GONNA BE A LIVE ONE IN HERE TONIGHT

Rumble

SOUTHSIDE SAFARI

Red Lightnin'

Catfish

April 1979

Edité en 1979 par Rumble (qui avait déja édité "Power wire blues"), ce sympathique concert sera repris par Red Lightnin' puis Catfish sous le titre de "Southside safari". Aucun titre ne démérite vraiment et l'ensemble s'écoute avec un vrai plaisir. On note, en particulier, une très jolie version de "The thrill is gone".

Published in 1979 by Rumble (who had already published "Power wire blues"), this pleasant concert will be reissued by Red Lightnin' and Catfish under the "Southside safari" title. No title really demerit and all listens with pleasure. Note, in particular, a beautiful version of "The thrill is gone".

POWER WIRE BLUES

Rumble

Charly

SWEET HOME CHICAGO

Charly

May 1979

Très inégal, doté d'une prise de son assez moyenne, cet album en public ne fait certainement pas partie des meilleurs témoignages scéniques de Luther Allison. Des morceaux brouillons parfois incertains, souvent inutilement longs, gâchent largement le plaisir de l'auditeur. On peut, éventuellement, retenir "You don't love me" assez convaincant.

Very uneven, with a deficient sound, this live album is certainly not one of the best scenic testimonies of Luther Allison. Drafts tracks sometimes uncertain, often unnecessarily lengthy, largely spoil the listener pleasure. Can possibly remember "You don't love me" pretty convincing.

TIME

Paris Album

Buda

April 1980

Enregistré en région parisienne au printemps 1980, sous la supervision de Larry Martin, cet album est, probablement, l'un des moins inspirés de Luther Allison. Aucune des compositions présentes ne retient vraiment l'attention. Manifestement, Luther a voulu explorer d'autres horizons comme en témoignent les curieux "Compromizing your needs" et "Just my guitar and me".

Recorded in Paris in spring 1980, under the supervision of Larry Martin, this album is probably one of the least inspired of Luther Allison. None of these compositions really noteworthy. Clearly, Luther wanted to explore other horizons as evidenced by the curious "Compromizing your needs" and "Just my guitar and me".

LIFE IS A BITCH

Encore

SERIOUS

Blind Pig

January - February 1984

Après plusieurs années d'absence discographique, Luther revient avec ce disque aux sonorités plus rock produit par le français Michel Carras. Malheureusement, un manque d'unité patent, une rythmique parfois trop monolithique et des arrangements improbables font de celui-ci un nouvel échec. On peut retenir "Let's try it again" ou Luther retrouve un semblant de feeling et d'inspiration.

After several years of absence, Luther returns with this rock-oriented album produced by the French Michel Carras. Unfortunately, a lack of obvious unity, a rhythm section may be too monolithic and improbable arrangements make it fail again. Can notice "Let's try it again" where Luther found some feeling and inspiration.

LET'S HAVE A NATURAL BALL

JSP

1984

Disque méconnu de Luther Allison, il n'a jamais été repris en CD. Edité par le label anglais JSP (dirigé par John Stedman), il s'agit d'un enregistrement en public plutôt dynamique au son parfois un peu confus (les cuivres sont mixés en avant et la guitare derrière) mais relativement intéressant. Un disque plaisant qui vaut l'écoute. Les musiciens qui accompagnent Luther et la date précise du concert ne sont pas connus.

Unknown Luther Allison's album, it has never been reissued in CD. Published by the British label JSP (directed by John Stedman), it is a live record with a rather dynamic sound sometimes a bit confusing (brass are mixed in the foreground while the guitar is in the back) but relatively interesting. A pleasant record that is worth listening. The musicians who accompany Luther and date of concert are not known.

HERE I COME

Encore

July - September 1985

Dans la lignée de "Life is a bitch" déjà produit par Michel Carras, on retrouve ici les arrangements froids et synthétiques lorgnant vers une variété-rock prétendument moderne. Aucun titre ne retient réellement l'attention : le blues de Luther semble tragiquement absent de ce disque.

In the continuation of "Life is a bitch" already produced by Michel Carras, we find here the cold and synthetic arrangements allegedly peeping into a modern pop-rock. No title really holds attention : the blues of Luther seems tragically absent from this album.

PAY IT FORWARD

Ruf

July 1984 - March 1996

Il s'agit d'un assemblage de collaborations entre Luther et d'autres artistes. On en ressort les duos acoustiques de "Nobody but you" avec Patrick Verbeke ou électriques de "Perfume and grime" avec Otis Grand. Il montre aussi qu'il appréciait énormément la soul en reprenant "Dock of the bay" d'Otis Redding (sa version mérite largement l'écoute). Au final, un album composé de bric et de broc mais globalement sympathique pour les amateurs de la musique de Luther Allison.

It is a collection of collaborations between Luther and other artists. We note particularly acoustic duets "Nobody but you" with Patrick Verbeke or electric duets like "Perfume and grime" with Otis Grand. He also shows that he greatly appreciated soul music covers like "Dock of the bay" by Otis Redding (well worth listening version). Finally, an heterogeous album but certainly interesting for Luther Allison's lovers.

RICH MAN

Entente

March - May 1987

Enregistré en Allemagne par Gert Rautenbach et Michel Carras, on tient ici ce qui semble être le plus mauvais album de Luther Allison. Des arrangements tonitruants lorgnant vers une inspiration rock moderne de mauvais aloi. La chanson-titre est particulièrement assourdissante avec ses synthétiseurs plaqués et monolithiques, ses guitares lourdes et une batterie en mode boite à rythme. Imbuvable. Dans la version CD, deux titres en public ont été ajouté ("You don't love me" et "Sweet home Chicago").

Recorded in Germany by Gert Rautenbach and Michel Carras, here we take what appears to be the worst album of Luther Allison. Thunderous arrangements peeping into an unsavory modern rock inspiration. The title track is particularly deafening with monolithic synthesizers, its heavy guitars and a rhythm box styled drums. Undrinkable. In the CD version, two live songs were added ("You don't love me" and "Sweet home Chicago").

LET'S TRY IT AGAIN

Celluloid

May 1989

Il s'agit de la captation d'un concert à Berlin-ouest en mai 1989. Une prestation faite de hauts et de bas qui ne convainc pas tellement. Quelques morceaux sont trop longs et s'avèrent, par conséquent, ennuyeux.

It is a concert captured in West Berlin in may 1989. A performance with ups and downs that is not really convincing. Some tracks are too long and seem, therefore, boring.

MORE FROM BERLIN

Celluloid

May 1989

HAND ME DOWN MY MOONSHINE

Inak

Ruf

1992

Projet entièrement acoustique enregistré en grande partie à son domicile en France. Parfaitement supporté par Zox à la basse (superbement inspiré), Luther montre toute la subtilité et la virtuosité de son jeu de guitare. Ce disque mérite une écoute attentive car il montre une autre facette du talent de ce grand bluesman. On peut retenir de ce magnifique programme "Good morning love", "One more", "She's fine", "Farmers child", "Hand me down my moonshine", "Meet me in my own hometown". On note aussi les participations de son fils Bernard Allison, Patrick Verbeke et Thierry Menesclou.

Entirely acoustic project recorded largely at his home in France. Perfectly supported by Zox on bass (superbly inspired), Luther shows all the subtlety and the virtuosity of his guitar playing. This disc deserves a careful listening because it showcases another facet of the talent of this great bluesman. We can point out from this wonderful program "Good morning love", "One more", "She's fine", "Farmers child", "Hand me down my moonshine", "Meet me in my hometown". We also note the participation of his son Bernard Allison, Patrick Verbeke and Thierry Menesclou.

SOUL FIXIN' MAN

Alligator

Ruf

1993

Voici l'album qui symbolise le retour au pays de Luther Allison après presque vingt ans passés en Europe. Parfaitement entouré, il donne, ici, un album très abouti enregistré aux studios Ardent de Memphis : une production professionnelle et moderne de Jim Gaines, une section rythmique précise, la participation à l'écriture et aux arrangements du fidèle James Solberg. Luther, de son côté, excelle au chant et donne quelques puissantes lignes de guitare. Quelques pièces de choix sortent du lot : "Bad love", "Soul fixin' man", "Gave it all" et "Middle of the road".

Here is the album that symbolizes Luther Allison come-back to U.S.A after almost twenty years in Europe. Perfectly accompanied, he gives here a very inspired album recorded at Ardent Studios in Memphis : a professional and modern production by Jim Gaines, a precise rhythm section, participation in writing and arrangements of the faithful James Solberg. Luther, meanwhile, excels on vocals and gives some powerful guitar lines. Highlights include : "Bad love", "Soul fixin' man", "Gave it all" and "Middle of the road".

BLUE STREAK

Alligator

December 1994 - 1995

Ce second disque pour Alligator s'avère plutôt plaisant et bien produit. Cependant, il ne se hisse pas au niveau de l'excellent "Soul fixin' man". On note une grosse participation de James Solberg aux compositions de cet album (il co-signe 8 titres avec Luther). Luther apparait très en forme tout au long du disque : voix expressive et jeu de guitare intense.

This second album for Alligator is rather pleasant and well produced. However, it is not raised to the level of the excellent "Soul fixin' man". There is an important participation of James Solberg in composition in this album (he co-wrote 8 songs with Luther). Luther appears in fine form throughout the record : expressive voice and intense guitar playing.

LIVE IN CHICAGO

Alligator

June 1995 - May 1997

Recueil de plusieurs performances en public prises entre 1995 et 1997 (Chicago Blues Festival puis prestations au Buddy Guy's Legends et Zoo Bar). Luther y délivre un blues puissant armé de sa guitare incendiaire. Celle-ci prend toute la place et confère un son résolument rock. Comme d'habitude, il s'égare parfois dans des morceaux trop longs qui peuvent lasser. Ses meilleures compositions ("Bad love", "Soul fixin' man") cotoient quelques reprises bien troussées ("Gambler's blues / Sweet black angel", "Everything's gonna be all right").

Collection of several public performances made ??between 1995 and 1997 (Chicago Blues Festival and performances at Buddy Guy's Legends and Zoo Bar). Luther delivers powerful blues with his incendiary guitar. Guitar takes all the space and gives the album a decidedly rock sound. As usual, he sometimes wanders into too long tracks which can tire. His best compositions ("Bad love", "Soul fixin' man") alongside well-constructed covers ("Gambler's blues / Sweet black angel", "Everything's gonna be all right").

RECKLESS

Alligator

1996

Enregistré au Beale Studios de Memphis (à l'exception d'un morceau gravé à Paris), il s'agit du troisième et dernier pour la firme Alligator (mais aussi le dernier disque en studio avant son décès). Comme les précédents opus parus chez Alligator, on note toujours la production de Jim Gaines, la collaboration très active de James Solberg à l'écriture de l'ensemble. Parmi les meilleurs moments, on retient "Drowning at the bottom", "Pain in the streets" et "Low down and dirty". Luther retrouve son fils Bernard dans le duo acoustique "Playin' a losin' game".

Recorded in Memphis' Beale Studios (with the exception of one track cut in Paris), it is the third and last album for Alligator (but also the last studio album before his death). Like previous opus published by Alligator, we always noted the production of Jim Gaines, the very active cooperation of James Solberg in writing. Among the highlights, we notice "Drowning at the bottom", "Pain in the streets" and "Low down and dirty". Luther plays alongside his son Bernard in the acoustic duo "Playin' a losin' game".

HOUND DOG TAYLOR : A TRIBUTE

Alligator

1997

Dans cet album-hommage (tardif) à Hound Dog Taylor, Luther livre une version de "Give me back my wig" furieuse mais beaucoup moins excitante que la version originale.

In this (late) tribute album to Hound Dog Taylor, Luther delivers a furious version of "Give me back my wig" but much less exciting than the original version.

SONGS FROM THE ROAD

Ruf

July 1997

Il s'agit d'un concert donné à Montreal (Canada) par Luther Allison environ 1 mois avant sa mort. La performance scénique délivrée ce jour-là a donné lieu à l'édition de ce double CD/DVD. On retrouve le son blues-rock incendiaire qui baignait "Live in Chicago". De belles et flamboyantes versions de "Living in the house of the blues" et "What have I done wrong".

It is a public performance captured in Montreal (Canada) about 1 month before Luther's death. The quality of the stage performance delivered that day resulted in the publication of this double CD/DVD. There is the incendiary blues-rock sound that bathed "Live in Chicago". Beautiful and fiery versions of "Living in the house of the blues" and "What have I done wrong".

PAINT IT BLUE

Ruf

July 1997

Des bluesmen qui reprennent des chansons des Rolling Stones : une idée astucieuse. Luther grave une reprise audacieuse de "You can't always get what you want" plutôt sympathique. Il s'agit probablement de son dernier titre enregistré en studio.

Bluesmen who cover the Rolling Stones' songs : an astute idea. Luther cut a daring cover of "You can't always get what you want" rather nice. This is probably his last studio recording.

Thanks to Mile from Southern Blues Rock blog